Mieux soigner une tumeur cérébrale aujourd’hui incurable

Ce projet a été sélectionné en collaboration avec l’ITCC à la suite d’un appel à projets. Neuf projets européens se sont portés candidats et ont été revus et notés par quatre experts reconnus dans le domaine et établis aux Etats-Unis.  Les deux meilleurs projets ont été retenus par KickCancer, dont celui-ci.

Les tumeurs cérébrales sont la principale cause de mortalité et de morbidité des enfants, des adolescents et des adultes jeunes. Les gliomes sont les tumeurs malignes les plus fréquentes et les plus graves, et parmi ceux-ci le gliome infiltrant du tronc cérébral (ou DIPG) est la forme la plus sévère, universellement incurable avec pratiquement aucun survivant au-delà de 2 ans après le diagnostic.

90 % des tumeurs des patients atteints du DIPG présentent une mutation génétique commune qui entraîne une réorganisation complète de l’expression génique.

Ces cas se divisent toutefois en deux sous-groupes distincts qui se départagent par des caractéristiques spécifiques : âge d’apparition de la tumeur, propension à se métastaser rapidement, réponse à la radiothérapie et durée de survie.

Ce projet va caractériser ces deux sous-groupes et étudier en détail leurs différences au niveau épigénétique. L’épigénétique étudie l’expression ou la régulation du génome : elle s’intéresse aux séquences du gêne qui sont activées ou non.

Ces résultats permettront de confirmer l’hypothèse selon laquelle les tumeurs de ces deux sous-groupes résultent de l’altération de cellules souches à un stade de développement différent et renforceront ainsi la nécessité d’envisager des traitements ciblés différents pour ces sous-groupes de patients alors même que l’altération génétique présente est identique. 

Enfin, 10 % des patients ne présentent pas cette altération génétique caractéristique. Cette étude va étudier également les tumeurs de ce troisième groupe d’un point de vue moléculaire avec précision afin de déterminer s’ils doivent être considérés comme une entité à part entière ou à l’inverse assimilés à l’un des 2 sous-groupes majeurs de DIPG.

Ce projet sera dirigé par l’Institut Gustave Roussy (Paris, France), en collaboration avec le laboratoire de l’Université de Heidelberg (Allemagne).

Ce projet permettra donc non seulement des avancées concernant la stratification des patients atteints du DIPG, mais il permettra aussi de mieux comprendre les étapes précoces de l’apparition de ces tumeurs et servir de base au développement de nouvelles solutions thérapeutiques.

Objectifs

28%
Objectif: 150 000 euros sur 1 an
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Les biopsies liquides

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