Suivre les effets secondaires long terme causés par les traitements contre le cancer
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Les chances de survie au cancer pédiatrique se sont considérablement améliorées en Belgique, avec un taux de survie à cinq ans de 87 %. Pourtant, près de 90 % des survivants souffrent de séquelles –des problèmes cardiaques, des cancers secondaires, des problèmes de fertilité, etc. - qui peuvent apparaître des années, voire des décennies après la fin des traitements. De nombreux anciens patients ne disposent pas d’un résumé de leurs traitements, d’un plan de suivi personnalisé, ni même d’une connaissance de leurs risques long terme. Le projet Late Effects vise à changer cela en construisant la première base de données nationale belge sur les effets long terme post cancer pédiatrique. En utilisant les données de plus de 7 000 enfants et adolescents diagnostiqués de 2004 à aujourd’hui, le projet documentera les traitements, les détails de radiothérapie, les toxicités, les rechutes et le pronostic long terme. Cela posera des bases solides pour la recherche, permettra d’élaborer des recommandations fondées et d’améliorer la prévention, le dépistage et les soins aux survivants. Le projet fournit également à chaque patient un « passeport du survivant », qui résume son traitement et les recommandations de suivi. Il inclut aussi des actions de sensibilisation pour les familles ainsi que des démarches politiques pour la mise en place d’un suivi long terme dans le Plan Cancer Belge.
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